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1912 - 2012
Ajouté le 01/04/2012 - Auteur : jacques 1912 - 2012 Par Jacques STEIN
L’association "Le Genévrier", groupement pour la mise en valeur des richesses naturelles de la région de Ferrières, est née, durant l’été 1982, de la volonté de quelques ferrusiens interpellés par les richesses naturelles (faune, flore, habitats semi-naturels, paysages…) que recèle l’entité. L’association fête donc, on ne le répétera jamais assez, son 30ème anniversaire en 2012. Certes, c’est sans doute le moment d’un bilan[1], et on y reviendra durant l’année à l’occasion de divers événements commémoratifs, mais c’est aussi l’opportunité, à défaut de grands projets pour l’avenir, faute de moyens, d’une mise en perspective avec des événements qui se sont déroulés il y a 100 ans !
1912 – Au delà du dramatique naufrage du Titanic et de la naissance de celui qui deviendra l’Abbé Pierre, 1912 est une année importante pour l’environnement naturel : - Naissance, le 22 mai, de la section des sites au sein de l’actuelle Commission Royale des Monuments, Sites et Fouilles de Wallonie, " dans un intérêt esthétique, de mettre les beautés naturelles du pays, ses sites et ses paysages pittoresques à l'abri de la dégradation " et " dans un intérêt scientifique, d'assurer la conservation, dans quelques localités particulièrement intéressantes, de l'aspect primitif du sol, de ses particularités géologiques, des plantes et des animaux indigènes d'espèce rare ou caractéristique, ainsi que des vestiges de la préhistoire "… Aujourd’hui, dans cet esprit, plus de 1200 sites sont classés pour une superficie de l’ordre de 23.000ha. - Ceci explique peut-être cela, mais c’est aussi cette année là que Jean MASSART publie son ouvrage « Pour la Protection de la Nature en Belgique », dans lequel il recense de nombreux sites qui méritent une protection urgente : les « Rochers » à Sy font partie de la liste[2]… - Enfin, c’est encore en 1912 que Léon Frédéricq crée la « Ligue Belge pour la Protection de la Nature » Que se passe t’il donc à cette époque qui justifie une telle convergence d’action ? Peut-être suffit-il de se référer aux documents de l’époque… Ainsi Jean Massart dans le préambule de son livre : « Lorsque l'industrie ou l'agriculture s'emparent d'un terrain resté vierge jusqu'alors, c'est toujours la végétation qui souffre en tout premier lieu. Rien d'étonnant donc à ce que la Société royale de Botanique de Belgique ait pris l'initiative d'un mouvement en faveur de la conservation des endroits qui ont gardé leur aspect primitif. » […] « Chaque progrès de la science agricole permet d'incorporer au domaine des cultures un territoire jusque là sauvage. Ici l'irrigation artificielle transforme en belles prairies à foin des marécages qui paraissent rebelles à tout essai d'exploitation. Ailleurs des fagnes, fournissant à peine un peu de mauvaise litière, sont drainées et plantées d'Épicéas. » […] « Une terre doit être extraordinairement maigre, rocheuse ou marécageuse, pour que le Belge ne réussisse pas à lui faire produire quelque chose. Et même s'il doit vraiment renoncer à la mettre en culture, par quelque procédé que ce soit, il y fera pâturer ses bestiaux, il y grattera de la litière, il enlèvera la croute superficielle du sol pour en faire du combustible. » […] « Si quelque part un coteau est trop abrupt pour être cultivé, si un rocher ne peut fournir ni payés ni pierres de taille, on en fera un terrain à bâtir... et bientôt s'y élèvera une villa. Qu'elle soit gentille ou prétentieuse, peu importe: on a abimé un paysage en y plantant une maison. Heureux encore si le propriétaire n'a pas nivelé une dune, ou abattu un pan de rocher, ou coupé un bois qui empêchait le passant d'admirer sa construction. » [...] « Sans aucun doute, personne de songerait un seul instant à regretter que le Belge réussisse à faire produire à son sol le maximum d'effet utile, ni que la Science, pour désintéressée qu'elle soit dans son essence même, fournisse à l'industrie et à l'agriculture les moyens de perfectionner les procédés d'exploitation. Seulement, l'utilisation du territoire doit-elle aller jusqu'aux plus extrêmes limites; faut-il que l'industrie et la culture prennent possession des moindres parcelles du sol ? » […] « Certes non, nous ne devons pas - nous ne pouvons pas - permettre que les derniers coins de nature qui nous restent encore s'effacent devant l'artificiel. L'augmentation croissante de notre population aura beau rendre la concurrence vitale de plus en plus âpre, nous porterions vis-à-vis des générations futures une responsabilité par trop lourde, si nous ne leur laissions pas la faculté de constater de visu, ne fût-ce qu'en un petit nombre de points, quel était l'état physique de notre pays avant son entière dénaturation. » […] « Il faudra surtout attacher de l'importance à préserver ceux de ces points qui sont voisins des grandes villes, car ils seront d'un secours appréciable pour la démonstration pédagogique. Dans toutes les écoles d'enseignement supérieur on se plaint de ce que les excursions scientifiques pour les étudiants doivent être conduites de plus en plus loin de la ville : les bruyères, les bois, les marais, les chemins creux, qui sont les buts habituels d'herborisation, disparaissent les uns après les autres. » […] « Toutes (les Sciences) renferment des domaines encore insoupçonnés, et qui resteront à jamais fermés si on détruit les sites d'où leurs horizons seront découverts. » […] « Qui donc oserait prétendre qu'on peut, sans léser le patrimoine commun de tous les Belges, faire disparaître les derniers vestiges du Zwin, source de l'antique prospérité de Bruges, la Venise du Nord, ou les quelques reliques des temps glaciaires qui survivent sur nos Hautes-Fagnes, ou les espèces nouvelles, dont nul connait encore la destinée, qui se créent çà et là dans nos forêts ou nos landes ? » […] « Pour sauver les dernières parcelles qui ont gardé quelque peu de leur aspect primitif, il faut agir tout de suite. Car si l'on y prend garde, les cultures, les usines, les chemins de fer, les carrières, les villas ... auront bientôt tout envahi, et la génération qui nous suit ne verra plus les dunes littorales, ni les bruyères et les marécages en Campine, ni les Hautes-Fagnes sauvages, ni les énormes murailles rocheuses qui bordent la Meuse. Et l'on se demande où nos successeurs iraient étudier la géographie physique, la Botanique et la Zoologie de leur pays. » […] Ou encore le Comte Edmond CARTON de WIART, membre de la Commission Royale depuis 1912 et qui la présida de 1937 à 1958. Lors de l’assemblée générale de 1934, il présenta une intéressante communication intitulée : « L’Industrie et la Protection de la Nature ». « Dans l'effort que poursuit la Commission royale des Monuments et des sites afin de conserver les beautés naturelles de notre Pays, elle rencontre de nombreux obstacles. Négligeons le mauvais goût et le vandalisme stupide : ce sont là des ennemis qu'elle combat sans merci comme sans arrière-pensée, et contre lesquels la lutte est relativement simple, sinon aisée, parce que l'objectif est nettement tracé. Mais il est un obstacle plus grave : c'est celui que suscitent les exigences de l'industrie. Ici la situation se complique du fait que, comprenant très bien les nécessités économiques du Pays, il n'est pas permis à la Commission royale d'y être indifférente lorsqu'elle cherche à préserver nos plus beaux paysages. Dans un pays industrialisé comme est le nôtre et qui doit tant à l'industrie, il faut déjà quelque audace pour parler des droits de la Nature, opposés à ceux de l'Industrie. […] Je voudrais démontrer qu'à tous, aux industriels comme aux autres membres de la communauté belge, s'impose le respect de la Nature. » « Lorsqu'il s'agit de dépenser un peu d'argent pour conserver simplement quelques rares beautés naturelles qui n'ont pas encore été sacrifiées pour satisfaire au développement des agglomérations urbaines, des travaux publics, des installations industrielles, on rencontre l'indifférence presque totale. Ce n'est pas que dans le monde industriel on méconnaisse la beauté des sites naturels, pas plus que la beauté tout court. Mais si l'on y approuve souvent, si l'on y encourage même, par des souscriptions généreuses, la construction de monuments publics, voire même de bâtiments industriels qui cherchent à être beaux, ou du moins somptueux, par contre, si quelqu'un réclame un léger effort soit financier soit seulement technique pour sauvegarder, dans la mesure du possible, un beau site, un coin pittoresque, il amène le plus souvent un sourire un peu méprisant sur les lèvres des augures réunis et la question est négligemment écartée d'un mot : " c'est de la poésie ! " […] Je voudrais donc qu'on renonçât à écarter d'un simple mot railleur la question de la protection des sites en alléguant son caractère seulement " sentimental ". Déclarons-le nettement : Oui, c'est de la poésie, mais précisément à cause de cela le mouvement mérite d'être soutenu, parce que la poésie tient une place considérable dans les préoccupations de tous, quoi qu'on en dise, et parce que cela est heureux et désirable. Seulement, si l'on réfléchit bien, l'hostilité et l'indifférence ne s'expriment pas à l'égard du sentiment poétique en lui-même. Beaucoup sont indifférents à nos beaux sites de Belgique simplement parce qu'ils les ignorent. Menacez-les d'installer une carrière ou une usine dans la perspective qu'ils ont de leur château ou de leur villa, ils crieront comme des brûlés. Mais qu'il s'agisse d'un site qui est le patrimoine de tout le monde, placé en dehors de leur route coutumière, ils n'y attacheront aucune importance, surtout si sa destruction est profitable à leurs intérêts. [...] » « Dès lors, regardons-y de très près avant de sacrifier dans la seule recherche d'un profit, souvent bien faible, les rares sites naturels vraiment grandioses de notre pays [...]. »
On le voit, certains constats ne dénoteraient pas dans une analyse de la situation actuelle. Il y a comme cela de ces constantes, tout particulièrement dans le domaine de la « Nature ». Aussi, en 2012, attendrons-nous les grands événements qui marquent généralement un siècle… Et notamment le Plan 100% Nature 2011-2015, dont l’idée a été lancée (avec peu de fracas) en février 2011 (voir la Feuille de Contact 4/2010) … et qui n’a toujours pas vu le jour ! Ou l’ixième remise sur les rails de Natura 2000, dont la mise à l’enquête publique a été stoppée net (avec fracas) en juin dernier ! Ou encore le doublement du pourcentage de la surface du territoire ayant le statut de réserves naturelles, prévu par la dernière Déclaration de Politique Régionale 2009-2014 pour 2014. Selon les chiffres disponibles[4], on est passé de 9.319 ha de réserves naturelles (au sens de la Loi sur la Conservation de la Nature) en avril 2009, à 9.593 ha en février 2011 (soit un gain de 274 ha.) … A ce rythme, on pourrait aussi fêter cet événement en 2112... Sauf « attrape » terminologique évidemment ! Ou alors le développement d’un réseau écologique digne de ce nom (voir également la DPR 2009-2014), etc., etc., …
Nous serons particulièrement attentifs à vous informer au mieux, via le site Web ou la Feuille de Contact, de toutes ces actions positives encore à venir… [1] En l’occurrence : des centaines d’activités naturalistes, dans les écoles et vers le grand public, des randonnées, des dizaines de conférences, des stages, des séminaires, des formations, une feuille de contact trimestrielle, et, last but not least, un Centre, informatisé, de Documentation et d’Information sur la Nature et la Biodiversité, riche de plusieurs centaines de livres et de revues, soit plus de 23.000 articles encodés… [2] J11. - Rochers à Sy, près de Hamoir. L'imposante barrière toute déchiquetée, qui se dresse sur la rive droite de l'Ourthe, à Sy, est en calcaire dolomitique frasnien. En amont de la halte de Sy, on peut la suivre au bord de la rivière pendant environ un demi-kilomètre, jusqu'au point où la base du rocher plonge dans l'eau. Mais des éboulis permettent de gagner, sans trop de peine, la crête de l'escarpement. La flore compte un bon nombre des espèces remarquables de la bande limitant le district calcaire du côté de "Ardenne. Les rochers calcaires qu'il importerait de conserver n'ont pas plus de 200 mètres de largeur. En arrière, il y a du schiste frasnien, avec sa flore calcifuge (MASSART Jean, 1912.- Pour la Protection de la Nature en Belgique. Ed. H.Lamartin).
[3] GILISSEN Pierre, 1999.- La Commission Royale des Monuments et des Sites, des origines à 1958. Les Cahiers de l’Urbanisme, 9, n° 25-26. | |
02 février : Journée Mondiale des Zones Humides
Ajouté le 01/02/2012 - Auteur : jacques Les zones humides et le tourisme Le thème de la Journée mondiale des zones humides 2012, "Les zones humides et le tourisme", est lié à celui de la prochaine session de la Conférence des Parties à la Convention sur les Zones Humides d’importance Internationale (COP11) : « Les zones humides, le tourisme et les loisirs » qui aura lieu en juillet 2012 à Bucarest, Roumanie. Le tourisme dans les zones humides a des avantages tant au plan local que national et aussi bien pour la population que pour la nature : amélioration de l’économie, moyens d’existence durables, santé et écosystèmes prospères. Trente-cinq pour cent au moins de tous les Sites Ramsar connaissent une certaine activité touristique et ce pourcentage est constant dans toutes les régions. Naturellement, il importe de tenir compte du tourisme dans toutes les zones humides – pas seulement les Sites Ramsar – car les Parties contractantes à la Convention se sont engagées à gérer toutes leurs zones humides. Le tourisme n’est que l’un des services fournis par les zones humides. En veillant à la bonne gestion des pratiques touristiques à l’intérieur et autour des zones humides et en enseignant aux touristes la valeur des zones humides, on contribue à la santé de toutes les zones humides de la planète ainsi qu’aux avantages à long terme que ces milieux procurent à la population, aux espèces sauvages, à l’économie et à la biodiversité.
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22 mai Journée Internationale de la Biodiversité
Ajouté le 22/05/2011 - Auteur : jacques Message du Secrétaire général à l’occasion de la Journée internationale de la biodiversité 22 mai 2011
La Journée internationale de la biodiversité s’inscrit dans l’Année internationale des forêts, proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies pour enseigner aux populations de la planète la valeur des forêts et leur faire comprendre les pertes sociales, économiques et écologiques catastrophiques que signifierait leur disparition. Les bienfaits des forêts sont très largement répandus : elles recueillent et conservent l’eau, stabilisent les sols, favorisent la diversité biologique et sont un facteur puissant de régulation du climat et des gaz à effet de serre qui provoquent les changements climatiques. Elles sont une source de revenus pour les entreprises du monde entier et fournissent les moyens et les ressources indispensables à des centaines de millions de personnes parmi les plus pauvres. Pourtant, même si nous comprenons et apprécions de mieux en mieux tout ce que nous en retirons, nos forêts disparaissent encore à un rythme alarmant. La Journée internationale de la biodiversité est cette année un appel à l’action lancé dans l’urgence. L’an dernier, les États se sont entendus sur un nouveau plan stratégique de protection de la biodiversité au Sommet de Nagoya, à Aichi au Japon. Les objectifs d’Aichi consistent à réduire sensiblement avant l’an 2020 le taux de disparition, de dégradation et de fragmentation des habitats naturels, forêts comprises. L’un des grands instruments issus du Sommet de Nagoya est le Protocole sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages résultant de leur utilisation. Les forêts sont un vaste réservoir de diversité biologique, que l’on commence à peine d’inventorier. Si le Protocole de Nagoya est ratifié et mis en vigueur rapidement, il concourra à leur protection et à la pérennité de l’exploitation de la diversité biologique. Ces progrès à leur tour seront des alliés dans la lutte contre la pauvreté et dans le développement durable des nations. Comme le montrent les négociations qui se tiennent actuellement à propos des changements climatiques, on se rend de mieux en mieux compte que combattre le déboisement et la dégradation des forêts peut être l’un des grands aspects de la lutte contre les risques que constituent ensemble les changements climatiques, l’appauvrissement de la diversité des espèces et la dégradation des terres. Je me félicite que l’on mette ainsi à nouveau l’accent sur l’importance du rôle que jouent les forêts dans le développement durable. Il y a près de 20 ans, les dirigeants du monde entier ont fait des Principes de Rio concernant la forêt l’un des grands résultats du Sommet sur la Terre, qui aussi a été le berceau de la Convention sur la diversité biologique. L’année prochaine, les gouvernements se réuniront à nouveau à Rio pour la Conférence des Nations Unies sur le développement durable, dite « Rio +20 ». Alors que nous préparons déjà cette rencontre historique, j’invite tous les secteurs de la société à réaffirmer leur volonté d’aménager, de conserver et d’exploiter toutes les forêts sans les mettre en péril, pour le bien collectif de l’humanité future. | |
Journée mondiale des oiseaux migrateurs 2011!
Ajouté le 10/05/2011 - Auteur : jacques En parcourant des milliers de kilomètres durant leurs migrations chaque année, une perspective unique sur la Terre s’offre aux oiseaux migrateurs. Malheureusement, cette vue sans pareille leur permet aussi de noter les changements dramatiques qui menacent actuellement de nombreux écosystèmes de notre planète. Chaque année, un nombre croissant de sites dont dépendent les oiseaux migrateurs au cours de leur voyage disparaissent. Vu le changement de ces écosystèmes, il n’est pas certain que les habitats nécessaires à la survie des oiseaux migrateurs le long de leur itinéraire de migration existent encore lors de leur prochain passage. Ces changements sont majoritairement causés par des usages que l’homme fait de la terre. Ils ont un impact direct sur les populations d’oiseaux migrateurs, qui sont particulièrement sensibles à toute interférence aux sites qu’elles utilisent tout au long de leur cycle migrateur. La gestion des terres par l’homme est sous nombreux aspects extrêmement nuisible aux habitats des oiseaux. Par exemple, l’urbanisation et l’agriculture intense peuvent fragmenter et remplacer des réseaux d’habitats complexes nécessaires aux oiseaux. La déforestation et l’extraction de minéraux sont susceptibles de causer des dégâts à des zones entières utilisées tout au long des itinéraires de migration annuels des oiseaux. De plus, des zones humides et d’autres habitats essentiels pour de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs sont éliminés ou dégradés par la récupération de terres agricoles au détriment des surfaces en eau et par la production de biocarburant. Tandis que la survie de l’espèce humaine dépend de ces transformations de zones naturelles, l'utilisation durable des terres est vitale pour réduire les impacts sur nos ressources naturelles telles l’eau, le sol, les nutriments, les plantes et les animaux, y compris les oiseaux migrateurs. Cette année, la Journée mondiale des oiseaux migrateurs sera consacrée au thème « Les changements d’utilisation des sols - vue à vol d'oiseau ». Nous souhaitons sensibiliser le public aux effets dramatiques engendrés par les usages que l’homme fait de la terre sur les oiseaux migrateurs et les écosystèmes dont ils dépendent. Venez rejoindre d'autres personnes dans le monde entier et participez à la Journée mondiale des oiseaux migrateurs qui aura lieu le 14 et 15 mai 2011 sous la forme d’observations d’oiseaux, programmes éducatifs, lectures, expositions d'art ou d’autres évènements publics. Quelle que soit la forme de votre participation, votre contribution aidera à couronner cette campagne de succès ! Veuillez partager vos activités avec nous et d’autres personnes à travers le monde en enregistrant votre manifestation sur le site Web de la JMOM: www.worldmigratorybirdday.org. La Journée mondiale des oiseaux migrateurs (JMOM) est une campagne de sensibilisation au niveau mondial pour promouvoir la conservation des oiseaux migrateurs et de leurs habitats à travers le monde. Elle est organisée par l’Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie (AEWA) et la Convention sur les espèces migratrices (CMS). Ces deux traités internationaux se consacrent à la conservation de la vie sauvage et sont administrés par le Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE). Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter: www.worldmigratorybirdday.org | |
Nouvelle stratégie UE en faveur de la Biodiversité
Ajouté le 08/05/2011 - Auteur : jacques Stratégie de l'UE en faveur de la biodiversité à l'horizon 2020 QUEL EST L'ENJEU? • La biodiversité — c'est-à-dire la grande variété des écosystèmes, des espèces et des gènes qui nous entourent — est menacée, dans l'UE et dans le reste du monde: o le taux d'extinction des espèces est extrêmement élevé: il est entre 100 et 1 000 fois supérieur au rythme naturel; o seuls 17 % des habitats et des espèces et 11 % des écosystèmes protégés par l'UE sont dans un état favorable. • La perte de biodiversité et des avantages que les hommes en retirent (services écosystémiques) a des répercussions négatives sur l'environnement, l'économie et la société tout entière. Parallèlement au changement climatique, il s'agit de la plus grande menace environnementale à laquelle la planète est confrontée. • L'an dernier, l'UE s'est fixé comme objectif d'enrayer la perte de biodiversité et la dégradation des services écosystémiques dans l'UE d'ici à 2020, de les rétablir dans la mesure du possible et de renforcer sa contribution à la prévention de la perte de biodiversité à l'échelle mondiale. • L'UE a également pris plusieurs engagements internationaux importants dans le cadre de la convention des Nations unies sur la diversité biologique, dont une série d'objectifs mondiaux pour 2020. QUE PROPOSE L'UE? Une nouvelle stratégie en faveur de la biodiversité à l'horizon 2020 en vue de conserver et d'améliorer les ressources naturelles et de les gérer de façon durable, en veillant à ce que la nature puisse nous procurer ce dont nous avons besoin. Cette stratégie devrait contribuer à protéger les espèces et leurs habitats, nous aider à lutter contre le changement climatique et à nous adapter à ses conséquences, ainsi qu'à atteindre les objectifs fixés dans le cadre de l'initiative «Une Europe efficace dans l'utilisation des ressources». Contrairement à l'approche précédente — trop vaste et pas assez efficace — la nouvelle stratégie se concentre sur six objectifs prioritaires (et les mesures correspondantes), qui visent à: • intensifier les efforts en vue de protéger les espèces et les habitats; • maintenir et rétablir les écosystèmes et les services qui en découlent; • intégrer les objectifs en matière de biodiversité dans les domaines d'action les plus importants, à savoir l'agriculture, la sylviculture et la pêche; • lutter contre les espèces exotiques envahissantes; • renforcer la contribution de l'UE à la prévention de la perte de biodiversité à l'échelle mondiale. QUI EN BÉNÉFICIERA ET COMMENT? • Les Européens qui travaillent dans les secteurs qui dépendent de la biodiversité et des services écosystémiques. • Tous les citoyens européens, car nous profitons tous, directement et indirectement, des biens et des services que la nature nous procure. • Les citoyens non européens, grâce aux actions entreprises par l'UE pour prévenir la perte de biodiversité à l'échelle mondiale. POURQUOI L'UE DOIT-ELLE INTERVENIR? • Aucun pays ne peut combattre à lui seul la perte de biodiversité et la dégradation des services écosystémiques. • En travaillant ensemble à l'échelle européenne, les pays de l'UE pourront mieux coordonner leurs actions pour faire face à ce problème commun. QUELLES SONT LES PROCHAINES ÉTAPES? • La stratégie sera présentée au Parlement européen et au Conseil de l'UE pour examen et adoption. | |
Après Nagoya...
Ajouté le 01/11/2010 - Auteur : jacques COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Une nouvelle ère de vie en harmonie avec la Nature est née au Sommet de Nagoya sur la biodiversité
Nagoya, Japon, 29 octobre 2010. Quelques 18 000 participants représentant les 193 Parties à la Convention sur la diversité biologique (CDB) et leurs partenaires ont clôturé le Sommet de Nagoya sur la biodiversité en adoptant les décisions historiques qui permettront à la communauté de nations de faire face au défi sans précédent de la perte continue de la biodiversité aggravée par les changements climatiques. Les gouvernements se sont entendus sur un ensemble de mesures qui garantiront que les écosystèmes de la planète continueront à maintenir le bien-être humain dans le futur.
Cette réunion a atteint ses trois buts reliés : l’adoption d’un nouveau Plan stratégique de dix ans pour guider les efforts internationaux et nationaux pour sauver la biodiversité par l’action accrue afin de rencontrer les objectifs de la Convention sur la diversité biologique, une stratégie de mobilisation des ressources fournissant une voie pour l’avenir afin d’augmenter de façon substantielle les niveaux actuels d’aide publique au développement en soutien à la biodiversité, et un nouveau protocole international sur l’accès et le partage des avantages issus de l’utilisation des ressources génétiques de la planète.
« L’histoire se souviendra que c’était ici à Nagoya qu’une nouvelle ère de vie en harmonie est née et qu’une nouvelle alliance mondiale pour protéger la vie sur Terre a été établie. L’histoire se souviendra aussi que ceci n’aurait pas été possible sans le leadership et l’engagement extraordinaires du gouvernement et du peuple du Japon, » a déclaré Ahmed Djoghlaf, Secrétaire exécutif de la Convention. « Si Kyoto est entrée dans l’histoire comme la ville ayant vu la naissance de l’accord sur le climat, on se souviendra de Nagoya comme la ville ayant vu naître l’accord sur la biodiversité. » Le Président de la dixième réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (COP-10), le Ministre de l’environnement du Japon, Ryu Matsumoto, a dit « L’aboutissement de cette réunion est le résultat d’un travail acharné, d’une volonté de compromis, et d’une préoccupation pour le futur de notre planète. Grâce à ce résultat considérable, nous pouvons commencer le processus de construction d’une relation harmonieuse avec notre monde, vers le futur. » Le Plan stratégique de la Convention sur la diversité biologique ou « l’Objectif d’Aichi », adopté par la réunion, inclut 20 objectifs principaux, organisés en vertu de cinq buts stratégiques qui traitent des causes sous-jacentes à la perte de la biodiversité, réduisent les pressions sur la biodiversité, sauvegardent la biodiversité à tous les niveaux, améliorent les bienfaits fournis par la biodiversité, et facilitent le renforcement des capacités.
Parmi les objectifs, il est important de noter que les Parties : - Se sont entendues à réduire au moins de moitié ou, lorsque possible, à près de zéro le taux de perte d’habitats naturels, y compris les forêts; - Ont établi un objectif de 17 pour cent des zones terrestres et d’eaux continentales et de 10 pour cent des zones marines et côtières; - Par la conservation et la restauration, les gouvernements restaureront au moins 15 pour cent des zones dégradées; et - Feront un effort spécial pour réduire les pressions affligeant les récifs coralliens. Les Parties se sont aussi mises d’accord pour une augmentation substantielle du niveau de ressources financières en soutien à la mise en oeuvre de la Convention. « L’Objectif d’Aichi » constituera le cadre général sur la biodiversité non seulement pour les conventions relatives à la biodiversité, mais pour le système des Nations Unies en entier. Les Parties ont accepté de convertir ce cadre international général en stratégie et plan d’action nationaux pour la biodiversité d’ici deux ans. Des actions de soutien prendront également place aux niveaux sous-nationaux et locaux. Les Parties ont endossé un plan d’action sur les villes et la biodiversité, adopté par le Sommet de Nagoya sur les villes et la biodiversité auquel plus de 200 maires ont assisté. 122 législateurs de partout dans le monde ayant participé à la réunion de GLOBE sur les parlementaires et la biodiversité se sont accordés à soutenir la mise en oeuvre du nouveau Plan stratégique. L’importance d’agir pour conserver la biodiversité a également reçu le soutien de la communauté donatrice. Les représentants de 34 agences donatrices bilatérales et multilatérales ont convenu de rendre compte du plan dans leurs priorités respectives de coopération au développement. Le Plan d’action pluriannuel pour la Coopération Sud-Sud sur la biodiversité au service du développement, adopté par les 131 membres du Groupe des 77 et la Chine, a été accueilli favorablement en tant qu’outil important au service de la nouvelle vision. Le financement en soutien à la mise en oeuvre de la Convention a été annoncé. Le Premier Ministre du Japon, M. Naoto Kan, a avancé la somme de 2 milliards de dollars américains en financement, et le Ministre de l’environnement du Japon a annoncé la mise sur pied d’un Fonds japonais pour la biodiversité. Des ressources financières additionnelles ont été annoncées par la France, l’Union européenne et la Norvège. Quelques 110 millions de dollars américains ont été mobilisés en soutien aux projets en vertu de l’Initiative LifeWeb de la CDB, visant à améliorer l’agenda des aires protégées. Le soutien financier au Plan stratégique sera fourni en vertu du cadre de la stratégie de mobilisation des ressources. Les Parties travailleront à définir, à temps pour la onzième réunion de la Conférence des Parties en 2012, les objectifs et mécanismes par lesquels les ressources financières peuvent être identifiées, déversées et acheminées. Les Parties ont adopté le Protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation. L’accord historique crée un cadre qui équilibre l’accès aux ressources génétiques en fonction d’un consentement préétabli et informé et de termes mutuellement convenus avec le partage juste et équitable des avantages, tout en tenant compte de l’importance du rôle des connaissances traditionnelles. Le Protocole propose également la création d’un mécanisme multilatéral mondial qui opérera dans les zones transfrontières ou les situations où un consentement préétabli et informé n’a pu être obtenu. Le Protocole de Nagoya est sensé entrer en vigueur d’ici 2012, avec un soutien du Fonds pour l’environnement mondial d’un million de dollars américains afin de faciliter une entrée en vigueur rapide. Le segment de haut niveau du Sommet de Nagoya a été tenu avec la participation de 122 ministres et cinq Chefs d’États et de Gouvernements, y compris le Président du Gabon, le Président de la Guinée-Bissau, le Premier Ministre du Yémen représentant le Groupe des 77 et la Chine, ainsi que Prince Albert de Monaco. Le Président de la soixante-cinquième session de l’Assemblée générale des Nations Unies, M. Joseph Deiss, a présenté le résumé de la réunion de haut niveau sur la biodiversité tenue pendant la soixante-cinquième session de l’Assemblée générale des Nations Unies, tenue à New York le 22 septembre. S.A. Prince Bandar Bin Saud Bin Mohammad Al-Saud, de l’Arabie Saoudite, assistait aussi à la réunion. L’importance d’une meilleure intégration de l’agenda de la biodiversité avec celui des changements climatiques et de la dégradation des terres a été abordée par le dynamique programme d’événements et d’activités au Pavillon des écosystèmes (www.ecosystemspavilion.org), où les chefs d’agences et d’organisations internationales ont discuté des façons dont les trois agendas peuvent être mis en oeuvre en soutien au développement durable. COP-11, la prochaine réunion de la Conférence des Parties, aura lieu en 2012 en Inde. | |
COP 10 - NAGOYA : le point
Ajouté le 29/10/2010 - Auteur : jacques Communiqué de presse : 25/10/2010 COP 10 Biodiversité : update intermédiaire(Japon, Nagoya, du 18 au 29 octobre 2010)État d'avancement + dossiers clésLa COP 10 Biodiversité à Nagoya, Japon, entre ce lundi dans sa deuxième semaine. Ce week-end, la Ministre Schauvliege a atterri au Japon pour la phase cruciale du sommet de l’ONU : le segment ministériel qui se tiendra du 27 au 29 octobre, pendant lequel les ministres se rassembleront pour conclure les accords déjà passés et trancher les nœuds politiques. Pendant cette dixième Conférence des Parties, trois dossiers majeurs apparaissent sur le devant de la scène : le nouveau Plan stratégique pour les dix prochaines années, le financement de ce plan (dossier « Stratégie de mobilisation des ressources ») et le Protocole ABS (« Access and Benefit Sharing » ou « Accès et partage des avantages » en français). Ces trois dossiers sont tous liés et nécessitent un compromis de grande envergure entre les pays du Nord et du Sud. Les négociations progressent lentement mais de façon continue ; les Parties restent constructives et optimistes quant à la réussite des négociations. Suivez l'état d'avancement de la deuxième semaine de la COP 10 sur le blog de la délégation belge : http://cop10.biodiv.be 1. État d’avancement général 2. Plan stratégique 2011-2020 + interview d’Els Martens, pilote du dossier 3. Stratégie de mobilisation des ressources + interview de Jos Buys, pilote du dossier 4. Protocole ABS + interview de Dries Van Eeckhoutte, pilote du dossier 5. Le blog de la délégation belge 6. Un service pour les journalistes
La COP 10 a atteint sa vitesse de croisière. Tous les discours et déclarations générales se sont achevés. Les groupes de travail sont maintenant répartis en petits groupes de négociation. Les discussions avancent lentement. Elles sont d’autant plus lentes que les différents pays attendent les avancées sur le Protocole ABS (Accès et partage des avantages). Il y a donc une certaine prudence dans les négociations. Pour l’instant, nous ressentons une forte demande des pays riches en biodiversité pour arriver à un accord sur ce protocole, ainsi que le besoin d’augmenter les ressources financières allouées à la protection de la biodiversité. Toutes les autres décisions sont liées à ces demandes. Lorsque les pays industrialisés essaient d'avoir des objectifs ambitieux, les pays en voie de développement leur rappellent la nécessité de libérer des ressources pour y arriver. Pour une réussite de la COP 10, il est nécessaire que l’on obtienne des avancements et résultats sur ces trois dossiers clés. C’est encore un objectif réalisable et les délégués continuent à coopérer de manière constructive avec toutes les Parties. Cette situation deviendra-t-elle une situation « du tout ou rien » ? Karl Falkenberg, Directeur général de la DG Environnement de la Commission européenne et porte-parole lors de la conférence de presse de l’Union européenne du 24 octobre, réfute cette allégation. « Il est particulièrement important de comprendre que ces trois dossiers fondamentaux sont liés pour la plupart des Parties. Peu de pays en développement peuvent envisager un résultat sur le Plan stratégique sans une solution préalable pour le Protocole ABS. Pour plusieurs autres Parties, c’est exactement le contraire. En considérant ces faits, nous devons continuer les négociations dans les prochains jours. » Pendant ce temps, le segment ministériel approche à grands pas. Du 27 au 29 octobre, les politiciens vont se rassembler afin de clôturer les accords finaux et de trancher les nœuds politiques. La Ministre de l'Environnement Joke Schauvliege est déjà partie pour Nagoya avec un message clair : arrêter le déclin de la biodiversité d'ici 2020. Concernant le Plan stratégique, il est difficile d’estimer les réelles avancées. Les 20 objectifs stratégiques sont rediscutés un par un. Pourtant, il est crucial d’adopter un nouveau plan stratégique efficace et ambitieux dans lequel une action collective est encouragée et soutenue par toutes les Parties. Le niveau d'ambition de ce nouveau plan stratégique est particulièrement discuté pendant cette COP. Certaines parties, y compris l'Union européenne, veulent mettre un niveau d'ambition élevé. Malheureusement, cette ambition est constamment entravée par un manque de ressources financières, particulièrement chez les pays en voie de développement, pour atteindre les objectifs. Els Martens, pilote pour le Plan stratégique : « Pour le Plan stratégique, il faut encore prendre quelques décisions difficiles des deux côtés, autant pour les pays en voie de développement que pour les autres Parties. Pour certains des 20 objectifs, nous devons également attendre les résultats d'autres processus en cours de négociation, comme la Stratégie de mobilisation des ressources, le Protocole ABS, les changements climatiques et la biodiversité marine et côtière. Concernant les autres objectifs du plan, nous constatons une évolution relativement bonne. Nous progressons lentement vers un consensus. »
L'adoption d'un Plan stratégique ambitieux mais réaliste entraîne la nécessité de trouver les soutiens financier et technique nécessaires, en particulier pour les pays en voie de développement. Les négociations avancent assez lentement, mais dans une ambiance plutôt bonne. Jos Buys (Service public fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au Développement, DGCD), pilote pour la Stratégie de mobilisation des ressources: « Les pays riches en biodiversité voulaient que soit abordée la question d’un financement plus important de la part des pays donateurs (35 pays soutiennent financièrement les pays les plus pauvres), qui eux étaient évidemment plus prudents. Ces derniers ont en effet déjà fait des efforts non négligeables : le sponsoring global du Fonds pour l’environnement mondial (FEM, Global Environment Facility ou GEF en anglais) – un fonds qui finance les mesures en matière d’environnement – a augmenté de 54 %. Et la Belgique est à la 9e place des pays donateurs ! Nous pouvons maintenant augmenter notre financement mais les montants nécessaires ne peuvent être atteints uniquement avec de l’argent public. Or, les pays en voie de développement sont plutôt réticents concernant les financements du secteur privé, car profit et respect de la nature ne vont pas toujours de pair dans le secteur privé. Nous devons donc aussi trouver des sources de financement alternatives. Ainsi, un processus pour des financements plus durable a été initié. Il y a une bonne ambiance de travail dans le groupe et nous avançons pas à pas. J’espère que nous pourrons arriver à une percée mercredi. Je ne pense pas que les négociations sur le Protocole ABS auront un rôle important dans les négociations sur la Stratégie de mobilisation des ressources. La grosse difficulté reste le Plan stratégique, en raison de la demande considérablement accrue de ressources financières. »
Le troisième objectif de la Convention sur la diversité biologique a une importance primordiale. Les avantages obtenus par les parties lors de l’utilisation des ressources génétiques ou grâce au savoir traditionnel des communautés locales doivent être équitablement partagés avec le pays d’origine et les communautés locales. Il faut également garantir l’accès des utilisateurs aux ressources génétiques. Il est donc essentiel que les Parties établissent un protocole pour l'accès et le partage des avantages, le Protocole ABS (Access and Benefit Sharing, en anglais) pendant la COP 10. C’est seulement de cette manière que les utilisateurs et les détenteurs des ressources génétiques et des connaissances traditionnelles pourront avoir assez de transparence et de certitude juridique. Après la première semaine de la Conférence des Parties, de nombreuses questions restent encore sans réponse et les négociateurs ont encore beaucoup de travail. À l’heure actuelle, toutes les Parties ont demandé un engagement politique et la volonté de parvenir à un compromis. Dries Van Eeckhoutte (Gouvernement flamand, Departement Leefmilieu, Natuur en Energie), pilote pour le Protocole ABS : « Nous travaillons dur pour trouver une solution et nous avons déjà fait des progrès considérables. Cependant, il y a encore un certain nombre de questions délicates qui nécessiteront des décisions politiques. Un des points les plus critiques sur lesquels les négociateurs doivent encore s’entendre la semaine prochaine est le champ d’application du Protocole : les conditions et les limites dans la mise en œuvre de la Convention, à savoir où et quand le Protocole entrera en vigueur et s’il s'appliquera également aux dérivés des ressources génétiques. Une autre question qui reste encore à éclaircir est la relation avec d'autres organisations internationales comme l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Organisation mondiale du Commerce (OMC). Pourtant, nous sommes convaincus que si tout le monde continue à travailler avec un sens du compromis et du travail constructif, nous aurons à la fin de la semaine un protocole réalisable et significatif sur l'accès et le partage des avantages. »
Le blog de la COP 10 offre des billets quotidiens sur le déroulement de la conférence à travers les yeux de la délégation belge. Il donne un aperçu des différents événements et réunions, ainsi que de la logistique liée à la Présidence belge du Conseil de l’UE. Mais le blog ne se limite pas aux choses sérieuses. Il présente aussi de manière plus anecdotique la vie de la COP 10 en marge des négociations : le quotidien de la délégation belge, ses expériences avec la culture, la gastronomie ou encore la technologie japonaise… URL : http://cop10.biodiv.be
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Assemblée Générale des Nations Unies
Ajouté le 08/10/2010 - Auteur : jacques COMMUNIQUÉ Événement de l’Assemblée générale des Nations Unies pour encourager l’action afin d’enrayer la perte supplémentaire de biodiversité New York, 21 septembre – La perte continue de biodiversité représentant un obstacle majeur à la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement, l’Assemblée générale des Nations Unies considérera des stratégies pour accélérer la mise en œuvre de mesures de protection et de conservation des espèces et écosystèmes autour du monde. La réunion de haut niveau d’une journée, le 22 septembre, ayant lieu durant l’Année internationale de la biodiversité et coïncidant avec la clôture du Sommet sur les Objectifs du millénaire pour le développement, survient au moment où des études démontrent que, dû aux activités humaines, les espèces disparaissent à un rythme environ 100 fois plus élevé que le taux naturel d’extinction. La réunion de haut niveau sur la biodiversité vise à encourager l’action des États membres, ainsi que celle des Nations Unies et d’autres organisations intergouvernementales, à considérer « sur les bases des plus récentes découvertes scientifiques, le statut et les tendances de la biodiversité, les risques que cette perte continue de biodiversité représentent pour le bien-être, le développement et la sécurité des humains, et les stratégies et mesures nécessaires pour réduire de tels risques. » Les populations de vertébrés sauvages ont chuté d’un tiers en moyenne au niveau mondial entre 1970 et 2006, selon le rapport des Perspectives mondiales de la biodiversité 3, publié plus tôt cette année, avec la perte la plus forte recensée dans les tropiques. Au cours du siècle dernier, 35 pour cent des mangroves, 40 pour cent des forêts et 50 pour cent des zones humides ont disparu. Les changements d’abondance et de distribution des espèces, aggravés par les changements climatiques, ont de sérieuses conséquences sur les sociétés humaines et poussent les écosystèmes de plus en plus près de leurs limites, ou « points de basculement », au-delà desquels les services qu’ils offrent seront sérieusement compromis. « Il s’agit d’un moment important pour les pays afin de se concentrer sur renverser la perte de biodiversité, » a déclaré le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies Joseph Deiss. « Nous ne pouvons désormais plus ignorer la destruction constante des écosystèmes qui non seulement nous fournissent des services matériels comme de la nourriture, des médicaments et des puits de carbone, mais maintiennent aussi l’humanité dans son bien-être spirituel et émotif. Heureusement, des stratégies pour protéger et préserver la riche biodiversité de notre planète existent. Nous avons maintenant besoin des pays pour mettre en œuvre ces stratégies. » La Convention des Nations Unies sur la diversité biologique, signée et ratifiée par presque tous les États membres, a joué un rôle important dans le développement d’approches pour traiter la biodiversité. Cependant, la mise en œuvre a tardé, et le monde n’a pas réaliser l’Objectif de 2010 de réduction de la perte de biodiversité. Ahmed Djoghlaf, Secrétaire exécutif de la Convention sur la diversité biologique, a mentionné que la réunion de l’Assemblée générale devrait fournir un élan important à la 10e réunion à venir de la Conférence des Parties (COP-10) à la Convention à Nagoya, au Japon, le mois prochain. COP-10, a-t-il déclaré, devrait adopter un nouveau plan stratégique pour 2011-2020, incluant un objectif biodiversité pour 2020 et une vision biodiversité pour 2050. Djoghlaf a mentionné que relever le défi de la perte continue de biodiversité, aggravée par les changements climatiques, requiert des efforts coordonnés à tous les niveaux et avec l’engagement complet de toutes les parties prenantes et ce, sans exception. « Le Sommet sans précédent sur la biodiversité de New York est une claire démonstration de la volonté des dirigeants mondiaux de prouver leur leadership et montrer l’exemple en s’assurant que notre planète commune puisse continuer de fournir ses biens et services nécessaires au profit des générations présentes et futures. » | |
Une nouvelle vision pour l'avenir...
Ajouté le 14/05/2010 - Auteur : jacques Une nouvelle vision est requise pour empêcher la perte dramatique de biodiversité, affirme un rapport de l'ONU
, , , Montréal, 10 mai 2010. Les systèmes naturels qui supportent la vie, l'économie et les moyens de subsistance sur la planète sont menacés de dégradation rapide et d'effondrement, à moins que des mesures rapides, radicales et créatives soient prises pour la conservation et l'utilisation durable de la diversité de la vie sur Terre.Voici l'une des principales conclusions d'une nouvelle analyse d'importance sur l'état actuel de la biodiversité et sur les implications de son érosion continue pour le bien-être humain.La troisième édition des Perspectives mondiales de la biodiversité-3 (GBO-3 pour son sigle en anglais) élaborée par la Convention sur la diversité biologique (CDB), confirme que le monde a échoué dans l'atteinte de son objectif de parvenir à une réduction significative du taux de perte de biodiversité d'ici 2010.Le rapport s'appuie sur des évaluations scientifiques, les rapports nationaux soumis par les gouvernements, et sur une étude des scénarios futurs pour la biodiversité. Sujet à un processus exhaustif de révision scientifique indépendante, la publication du GBO-3 est l'une des étapes importantes principales de l'Année internationale des Nations Unies de la biodiversité.Les Perspectives constitueront des éléments clés de discussions pour les dirigeants mondiaux et chefs d'État lors d'une session extraordinaire de haut niveau de l'Assemblée générale des Nations Unies le 22 septembre prochain. Leurs conclusions seront au coeur des débats menés par les gouvernements du monde lors du Sommet de la biodiversité de Nagoya qui se tiendra en octobre.Les Perspectives préviennent que la perte massive de biodiversité est de plus en plus probable, et entraînerait avec elle, une forte réduction du nombre des services essentiels fournis aux sociétés humaines puisque plusieurs «points de basculement» sont près d'être franchis, conduisant les écosystèmes vers des états moins productifs desquels ils pourraient être difficile ou impossible de revenir.Ces points potentiels de basculement analysés dans le GBO-3 comprennent:· Le dépérissement de vastes zones de forêt amazonienne, en raison de l'interaction entre les changements climatiques, la déforestation et les incendies, avec des conséquences néfastes pour le climat mondial, les précipitations régionales et l'extinction généralisée d'espèces.
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Agir ensemble pour la Biodiversité
Ajouté le 01/05/2010 - Auteur : jacques
Le 28 avril dernier, la Conférence des Organisations internationales non gouvernementales (OING) a organisé une journée européenne de la Biodiversité à Strasbourg. Le but : réfléchir ensemble aux solutions à apporter pour répondre à une crise de la Biodiversité qui est avérée de toutes parts! Les grands thèmes abordés étaient axés sur les services rendus par la Biodiversité et les défis de l'après 2010 (notamment les interactions évidentes entre les changements du climat et la Biodiversité). Un des temps forts fut la signature d'un texte d'engagement commun par les Présidents de l'Assemblée Parlementaire, du Congrès des Pouvoirs Locaux et Régionaux et la Conférence des OING du Conseil de l'Europe : "Déclaration Agir ensemble pour la Biodiversité, la Préservation des Espaces Naturels et la Lutte contre le Changement Climatique" A différentes reprises a été évoquée la nécessité de reconnaître le droit à un environnement sain comme partie intégrante des droits de l'homme et de prendre les mesures nécessaires à son inscription dans le droit positif. |
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