Présentation du séminaire 2018

Séminaire 2018 du Genévrier ASBL

Le séminaire annuel du Genévrier aura lieu à Saint Roch (Ferrières) le samedi 13 octobre prochain de 08.45 à 17.00 (buffet-sandwiches sur place à midi).

Le programme.

Nous accueillerons tout d’abord Cécile BOLLY. Médecin et enseignante à la Haute Ecole Robert Schuman de Libramont et à la Faculté de médecine de l’UCL, Cécile BOLLY est aussi guide-nature, photographe et écrivain.
Elle est passionnée par les arbres, qu’elle aime rencontrer dans la solitude, mais qu’elle aime aussi faire découvrir par des promenades guidées, par des stages, par des livres ou encore des expos-photos.
Sa bibliographie est impressionnante avec, si on ne s’en tient qu’aux arbres :

  • Paroles d’arbres, Ed. Weyrich, Neufchâteau, 2002
  • Photos pour le livre « 777 arbres. Plaidoyer pour les tilleuls, paru aux Ed. Weyrich, Neufchâteau, 2006
  • Magie des Arbres, Ed. Weyrich, Neufchâteau, 2008
  • Arbre mon frère, Weyrich, Neufchâteau, 2013

Et aussi plusieurs livres sur l’éthique, les valeurs, la dignité, la solidarité,…, dont le dernier en date :  » La solidarité: une évidence ou un combat ? Essai collectif, Weyrich Édition, coll. Printemps de l’éthique, Neufchâteau, 2018. »
Lors du séminaire, Cécile intégrera ses expériences pour aborder les différentes manières dont la nature peut influencer la santé de l’homme, au sens global : aromathérapie et phytothérapie, sylvothérapie et bains de forêt, walking-therapy, et « pleine conscience dans la nature ».

Nous accueillerons ensuite Philippe WEGNEZ.
Il collabore aux travaux du Muséum national d’histoire naturelle de Luxembourg au Département « Zoologie des invertébrés ». Philippe poursuit des recherches en   Zoologie, Écologie et Entomologie. Il mène de nombreux inventaires sur les fourmis de nos régions mais aussi du Luxembourg et de France (Corse). Il est co-auteur de l’Atlas des fourmis de Belgique, de Corse et du Luxembourg.  Et de livres consacrés aux fourmis de Wallonie, de France et plus largement d’Europe occidentale. Il fait partie de l’Association francophone belge pour le recensement des espèces de fourmis présentes en Wallonie et Bruxelles
On signalera rien que pour 2018 :

  • Première découverte d’Anergates atratulus (Schenck, 1852) dans la province du Hainaut, en Belgique (Hymenoptera : Formicidae). Philippe Wegnez et David Ignace
  • Introduced ants (Hymenoptera: Formicidae) of mainland France and Belgium, with a focus on greenhouses
  • Blatrix, Théotime Colin, Philippe Wegnez, […], Philippe Geniez
  • Inventaires des fourmis au Luxembourg en vue de publier le premier atlas des fourmis luxembourgeoises, communication présentée en mars 2018 lors de la 35e réunion annuelle des collaborateurs scientifiques du Musée national d’histoire naturelle. Et il nous entretiendra également des guêpes…
    Contrairement à leurs cousines les abeilles, les guêpes sont les insectes mal-aimés par excellence. Ne seraient-elles vraiment que des animaux qui piquent et gâtent les prunes ? Il a rédigé un bel article intitulé « Le château de papier » paru dans Natagora, 25, 2008, 20-23.
    Par ailleurs, un article récent paru dans la Meuse (août 2018) évoquait en parlant de lui un métier insolite : « dératiseur écolo »…En fin de journée nous accueillerons Bertrand HOC, Ingénieur Agronome, doctorant à l’Ulg (Gembloux Agro-Bio tech), au Département d’entomologie fonctionnelle et évolutive.
    La population mondiale ne cesse d’augmenter. Nous devons par conséquent nous adapter afin d’apporter aux consommateurs de nouvelles façons de se nourrir tout en assurant une sécurité alimentaire et une sécurité sanitaire. Offrir une production durable reste un défi de taille. Pour ces raisons, de nouvelles méthodes de production ainsi que de nouveaux aliments doivent être mis en avant.
    C’est dans cette optique que le projet d’élevage écologique d’insectes proposé par l’Unité d’Entomologie fonctionnelle et évolutive du Prof. Francis Frédéric de Gembloux Agro-Bio Tech (ULg), a été développé. Les insectes offrent principalement deux avantages pour une consommation humaine :

    • ils ont une faible incidence sur l’environnement avec leurs taux de conversion alimentaire élevés, une faible production de gaz à effet de serre et ont besoin d’une utilisation limitée d’eau, d’une superficie d’élevage réduite, etc.
    • ils procurent pour le corps humain une source d’acides aminés essentiels, ils sont faibles en cholestérol, etc.

    À l’heure actuelle, l’entomophagie (la consommation d’insectes par l’espèce humaine) reste une pratique délicate à intégrer dans notre mode de vie. Il existe néanmoins d’autres façons de bénéficier des bienfaits que peuvent nous offrir les insectes comme le passage par un animal d’élevage plus classique comme la poule ou la truite. C’est donc à destination de ceux-ci que la mouche du soldat noir (Hermetia illucens) est produite à la Faculté. Les animaux nourris avec ce procédé rentreront alors dans la boucle de la consommation humaine.

    La suite lors du séminaire…

    Bienvenue à tous !