AGENDA

28 avril 2019 | 14h00 | Balade au Bois-les-Dames.

03 mai 2019 | 19h30 | Café-Biodiversité n° 3

15 mai 2019 | 18h00 | ASSEMBLÉE GÉNÉRALE du Genévrier, suivie de la réunion du Conseil d’Administration.

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PLAIDOYER POUR DES MARCHES CITOYENNES EN FAVEUR DU CLIMAT  ET  DE LA BIODIVERSITÉ.

Bonjour à toutes et tous !

Le Genévrier ASBL est concerné au plus haut point par la problématique des changements planétaires, y compris bien sûr ceux qui affectent le climat (en 1992, pour le dixième anniversaire de l’ASBL, le professeur André BERGER était venu faire une conférence sur le climat et avait attiré l’attention déjà sur les changements qui se préparaient) …
Le Genévrier observe donc avec beaucoup d’intérêt l’implication citoyenne assez récente, – et on ne pense évidemment pas ici à ceux qui militent depuis plusieurs années déjà -, pour une plus grande justice climatique et des actions plus fortes et plus efficientes.
Mais le Genévrier ne peut que constater, avec et depuis le Sommet de la Terre de Rio de 1992, que la position de la Biodiversité évolue de manière de plus en plus critique, non loin d’une situation « collapsique » à bien des égards. Et malgré les initiatives (timides il faut bien l’avouer) prises depuis cette époque. On constate qu’à chaque grande échéance, les autorités admettent, à tous les niveaux, qu’elles n’ont pas atteint les objectifs fixés au niveau mondial. Objectifs ratés en 2010 (Année mondiale consacrée à la Biodiversité) et reportés à 2020. Prévision déjà de ratage en 2020 et report à 2050, …
On pense bien sûr à l’érosion de la diversité et de la quantité des espèces (le cas des insectes est actuellement bien présent dans les médias) et de leur patrimoine génétique, mais aussi et surtout peut-être à la dégradation des processus écologiques qui pourraient être affectés, les « services écosystémiques » (SE) : perturbations au niveau des ressources alimentaires issues de l’agriculture, de la pêche, de la chasse et de la cueillette, mais aussi au niveau des ressources en matériau, bois, fibres animales et végétales (laine, lin, chanvre…), matière organique, au niveau des ressources génétiques, médicinales et pharmaceutiques, des eaux de surface et souterraines à usage domestique, agricole ou industriel, des biocarburants et du bois de chauffage, de l’autoépuration des sols, de la purification et de l’oxygénation de l’eau, de la capture des polluants de l’air, de l’atténuation du bruit et des impacts visuels, de la protection contre les inondations, les tempêtes et l’érosion, du maintien du cycle hydrologique et des flux d’eau, du contrôle des feux, de la pollinisation, de la dispersion des graines, du maintien des habitats, de la lutte biologique, de la régulation des infections, des processus d’altération, de décomposition, de minéralisation et de fixation des sols, de la régulation du climat local, régional et global par séquestration des gaz à effet de serre, des lieux de vie, de travail, d’étude,  des activités quotidiennes de plein air, des loisirs en plein air (balades, pêche, récolte de champignons…), de l’observation de la nature, de l’éducation et de la recherche scientifique, des valeurs patrimoniales, sentimentales, symboliques, culturelles, sacrées, religieuses ou d’existence, …
Sans parler des solutions basées sur la Nature qui pourraient résoudre une part importante des problèmes climatiques et qui se dégradent elles aussi. Le rôle des écosystèmes des zones humides et des forêts est le plus parlant à cet égard. Le séminaire annuel 2016 du Genévrier était consacré à cette approche.
Et du coup, on comprend mal le manque d’intérêt, apparent ou réel, manifesté globalement pour « le vivant », pour sa prise en compte et pour sa prise en charge par les citoyens de tous âges. Les mesures, certes indispensables, prises ou à prendre en faveur du climat ne résoudront pas la crise que traverse la Biodiversité ! Il y a encore bien d’autres causes en jeu : la dégradation physique et chimique de nos milieux (pollution), la fragmentation des habitats et donc des populations animales et végétales, l’urbanisation (rendant d’immenses surfaces totalement inaccessibles à la Biodiversité), la surexploitation des ressources (renouvelables ou non), les espèces envahissantes « toxiques », … Tout cela est pourtant largement aussi documenté que les changements climatiques (voir les rapports de l’IPBES = GIEC de la Biodiversité), y compris sur les Services écosystémiques énumérés ci-avant.
Le Fédéral n’est sans doute pas à la pointe dans ce domaine vu ses compétences réduites en la matière (on en saura sans doute plus le 22 mars prochain avec le Forum sur « La Biodiversité pour le Développement Durable : ensemble pour changer de cap – Vers une nouvelle stratégie post-2020 »). Les situations sont bloquées au niveau des Régions. La mainmise du Boerenbond sur la Région flamande a ralenti toutes les bonnes intentions de la première décennie du 21ème siècle. Bruxelles fait pour un mieux et la Région wallonne pense à des petites actions, certes sympathiques, mais sans grandes ambitions…

Alors n’attendons pas encore 25 ans avant un réveil citoyen ! Et pour dès à présent vraiment faire bouger les lignes en la matière, que les « Marches pour le Climat » et leurs revendications deviennent désormais des « Marches pour le Climat et POUR la Biodiversité ».

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